Chers mouflets,
Après de nombreuses journées sans vous donner de mes nouvelles, je reviens afin de vous resservir une petite fournée d’infos.
Où en étions-nous ?... Ah oui… J’avais fini, dans le dernier message par vous faire part de mon admiration pour l’administration espagnole. Aujourd’hui, les cours ont commencé depuis quelques semaines et je dois vous avouer que les espagnols mettent un point d’honneur à démontrer qu’être espagnol n’est pas un défaut mais une philosophie qu’il faut suivre à la lettre. Appliquons cette affirmation au cadre scolaire :
Après de nombreuses journées sans vous donner de mes nouvelles, je reviens afin de vous resservir une petite fournée d’infos.
Où en étions-nous ?... Ah oui… J’avais fini, dans le dernier message par vous faire part de mon admiration pour l’administration espagnole. Aujourd’hui, les cours ont commencé depuis quelques semaines et je dois vous avouer que les espagnols mettent un point d’honneur à démontrer qu’être espagnol n’est pas un défaut mais une philosophie qu’il faut suivre à la lettre. Appliquons cette affirmation au cadre scolaire :
1. Alors qu’en Suisse, la ponctualité est dans la plupart des cas, le mot d’ordre des professeurs, sachez qu’ici ce sont les élèves qui arrivent à l’heure et les professeurs qui arrivent en retard (j’ai établi, sur la base d’une étude statistique très sérieuse, que la moyenne se situait autour des 15 minutes).
2. Les cours ne commencent pas le jour même de la rentrée, comme à l’EPFL, mais prennent à peu près 3 semaines à se mettre en marche (à l’heure où je vous écris, je ne peux pas affirmer sans cligner des yeux que j’aie réellement commencé les cours !)
3. Qui ne se rappelle pas des monstres croissants au chocolat ou du bon café matinal servi à la caf’ alors même que les oiseaux se mettaient à chanter? Ce début de journée idéal ne l’est pas pour les « alcoolophiles » (je trouve ce terme nettement plus joli que « alcoolique » ou « architecte »… Non ?) qui préfèreraient pouvoir avoir leur dose d’alcool quotidienne... Pour ces spécimens, sachez que l’école polytechnique de Madrid est faite pour vous puisqu’ici le whisky-coca est servi dès l’ouverture de l’école et, m’a-t-on dit, il ne faut pas s’étonner de croiser des gens transpirants d’alcool par tous les pores de la peau, professeurs y compris…
Ce dernier point me permet de vous raconter une petite anecdote. En arrivant à la caf’, une petite soif aidant, je me décidais à commander un thé froid, histoire de remplir l’éponge qui me sert de cerveau. Lorsque je reçois ma commande, je suis surpris de ne pas voir la marque « Nestea » sur ma canette mais plutôt « Mahou » ce qui se traduit en français par le mot « bière ». Sur ce, je fais part de l’erreur à la serveuse qui me répond qu’elle m’avait servi une bière car il n’y avait plus de thé froid. J’espère que vous saisissez qu’il y a un automatisme quelque peu douteux dans son acte…
Passons à autre chose.
Si aux dernières nouvelles je venais de m’installer dans mon appartement, je me dois de vous informer que je déménage à nouveau dans une semaine. Eh oui, certains d’entre vous ont tout de suite compris que le silence religieux régnant dans mon actuelle colocation ne me conviendrait point. Je me suis donc mis à la recherche d’un appartement avec 3 autres Erasmus (2 brésiliens et 1 belge) et à vrai dire, ce fut un jeu d’enfants. Au bout d’un jour de recherche non-intensive nous sommes tombés sur le bon plan : un appartement à 10 min. à pied de l’école avec des chambres géantes et ce, pour 325 euros par tête. Bref, ne vous pressez pas, il y aura de la place pour tout le monde ! (Des photos suivront…)
S’il est vrai qu’un appartement spacieux contribue au bien-être des personnes qui l’habitent, il est aussi important d’avoir des colocataires normaux ne présentant pas de troubles psychologiques de premier ordre. Si ma première expérience à Lausanne me permit de découvrir le désordre psychologique que peuvent héberger 2 cerveaux hollandais et 1 cerveau serbo-suédois, je dois avouer qu’un petit détail concernant un de mes futurs ex-colocataires m’a troublé au plus haut point. Il s’appelle Antonio, est espagnol et a 28 ans. Il fait des études en aéronautiques et, sauf preuve du contraire, il est physiquement constitué de la même manière que tout être humain de base lorsque celui-ci est sorti de son carton IKEA. Cependant, comme tous les produits suédois en kit, il manque toujours une pièce du puzzle : une vis, un clou ou autre… Dans le cas de mon colocataire espagnol, je ne saurais pas comment définir l’élément manquant (je reste d’ailleurs ouvert à toute autre proposition pour définir ce qui va suivre) mais je suis sûr que quelque chose sonne faux… Explications : J’étais avec mon colocataire belge entrain de nettoyer l’appartement (oui, ça m’arrive parfois…) lorsque le moment de passer la fameuse panosse (ou « balayette espagnole » comme nos chers amis français aiment à l’appeler) arriva. Pour ce faire, nous remplîmes le seau d’eau lorsque, tout d’un coup nous vîmes scotché sur ce même seau une photo en format passeport d’une belle demoiselle. Intrigués sur cette façon alternative de décorer un appartement, nous prîmes l’initiative de demander à Antonio ce qu’elle faisait là. À cette question, il répondit que cette fille, qu’il aimait beaucoup, lui avait donné sa photo et que, donc, il l’avait collée sur le seau… Je ne sais toujours pas si c’est l’absurdité de l’acte ou le sérieux avec lequel l’espagnol l'a justifié qui me fait le plus peur… Quoiqu’il en soit, je ne veux pas savoir le genre de plaisir qu'il doit ressentir lorsqu’il passe la panosse…
Ce dernier point me permet de vous raconter une petite anecdote. En arrivant à la caf’, une petite soif aidant, je me décidais à commander un thé froid, histoire de remplir l’éponge qui me sert de cerveau. Lorsque je reçois ma commande, je suis surpris de ne pas voir la marque « Nestea » sur ma canette mais plutôt « Mahou » ce qui se traduit en français par le mot « bière ». Sur ce, je fais part de l’erreur à la serveuse qui me répond qu’elle m’avait servi une bière car il n’y avait plus de thé froid. J’espère que vous saisissez qu’il y a un automatisme quelque peu douteux dans son acte…
Passons à autre chose.
Si aux dernières nouvelles je venais de m’installer dans mon appartement, je me dois de vous informer que je déménage à nouveau dans une semaine. Eh oui, certains d’entre vous ont tout de suite compris que le silence religieux régnant dans mon actuelle colocation ne me conviendrait point. Je me suis donc mis à la recherche d’un appartement avec 3 autres Erasmus (2 brésiliens et 1 belge) et à vrai dire, ce fut un jeu d’enfants. Au bout d’un jour de recherche non-intensive nous sommes tombés sur le bon plan : un appartement à 10 min. à pied de l’école avec des chambres géantes et ce, pour 325 euros par tête. Bref, ne vous pressez pas, il y aura de la place pour tout le monde ! (Des photos suivront…)
S’il est vrai qu’un appartement spacieux contribue au bien-être des personnes qui l’habitent, il est aussi important d’avoir des colocataires normaux ne présentant pas de troubles psychologiques de premier ordre. Si ma première expérience à Lausanne me permit de découvrir le désordre psychologique que peuvent héberger 2 cerveaux hollandais et 1 cerveau serbo-suédois, je dois avouer qu’un petit détail concernant un de mes futurs ex-colocataires m’a troublé au plus haut point. Il s’appelle Antonio, est espagnol et a 28 ans. Il fait des études en aéronautiques et, sauf preuve du contraire, il est physiquement constitué de la même manière que tout être humain de base lorsque celui-ci est sorti de son carton IKEA. Cependant, comme tous les produits suédois en kit, il manque toujours une pièce du puzzle : une vis, un clou ou autre… Dans le cas de mon colocataire espagnol, je ne saurais pas comment définir l’élément manquant (je reste d’ailleurs ouvert à toute autre proposition pour définir ce qui va suivre) mais je suis sûr que quelque chose sonne faux… Explications : J’étais avec mon colocataire belge entrain de nettoyer l’appartement (oui, ça m’arrive parfois…) lorsque le moment de passer la fameuse panosse (ou « balayette espagnole » comme nos chers amis français aiment à l’appeler) arriva. Pour ce faire, nous remplîmes le seau d’eau lorsque, tout d’un coup nous vîmes scotché sur ce même seau une photo en format passeport d’une belle demoiselle. Intrigués sur cette façon alternative de décorer un appartement, nous prîmes l’initiative de demander à Antonio ce qu’elle faisait là. À cette question, il répondit que cette fille, qu’il aimait beaucoup, lui avait donné sa photo et que, donc, il l’avait collée sur le seau… Je ne sais toujours pas si c’est l’absurdité de l’acte ou le sérieux avec lequel l’espagnol l'a justifié qui me fait le plus peur… Quoiqu’il en soit, je ne veux pas savoir le genre de plaisir qu'il doit ressentir lorsqu’il passe la panosse…

